Pendant deux ans, Caroline (28 ans) a travaillé chaque dimanche à bord d’un bateau où l’on vendait des crêpes. Un job étudiant original !

10 heures

“La plupart des groupes n’arrivaient que l’après-midi, donc nous ne devions jamais commencer tôt. Dans la matinée, nous préparions tout pour les fêtes de la journée, souvent 3 ou 4 d’une heure et demie chacune, ou alors une seule grande fête. Dans ce cas, il fallait que tout le monde soit sur le pont, au propre comme au figuré (rires). Préparer les buffets, les tables et les chaises, prévoir les décorations… Les jobs étaient très variés : parfois je travaillais derrière le bar, d’autres fois j’aidais à servir, à débarrasser, etc.”

Midi

“Une fois le premier groupe arrivé, le bateau larguait les amarres et la fête pouvait commencer. Heureusement, je n’avais pas le mal de mer. Mais bon, effectuer une promenade en bateau est une chose, travailler sur un bateau où l’on vend des crêpes en est une autre. On peut facilement glisser et tomber. Certains jours, c’était vraiment du sport, mais toujours avec le sourire et du bon sens. Mieux vaut faire deux fois le trajet avec un seul plateau que trébucher avec deux plateaux, pas vrai ?”

18 heures

“Après les fêtes, il fallait ranger, aspirer, nettoyer, remplir les réfrigérateurs, … afin d’être prêt pour le lendemain. Nous formions une équipe très solidaire. Le dernier ne partait que lorsque tout était en ordre. Sur le bateau, j’ai appris à travailler avec les autres et à donner le maximum.”

L’hiver

“En été, il y avait généralement beaucoup plus de travail qu’en hiver. Durant cette saison, nous nous occupions surtout du grand entretien du bateau : récurer le pont, remettre un petit coup de peinture dans la cale, … Heureusement, il y avait beaucoup d’ambiance à bord toute l’année. Mes collègues et moi nous nous sommes beaucoup amusés. Nous nous entendions bien aussi avec le capitaine, qui tenait compte de nos agendas. En échange, nous faisions preuve d’une grande flexibilité, et nous étions toujours prêts à répondre aux demandes de dernière minute.”

Et le salaire ?

“Je gagnais 10 € de l’heure et les pourboires étaient partagés entre tous les membres de l’équipe. En moyenne, je gagnais 300 € par mois, mais pendant l’été cela pouvait monter jusqu’à 1.000 €. Nous n’avions pas d’avantages extralégaux officiels, mais pendant notre pause ou après les fêtes, nous pouvions nous régaler de crêpes et de ribs, profiter des buffets, ... Chaque type de fête avait ses avantages et la vue était très agréable aussi (rires).”